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RESPIRER

Ou l’art de la sagesse du souffle

Puissant outil de détoxification naturelle et véritable baromètre intérieur

La respiration est la source essentielle de la vie, un trésor inestimable

Il est possible de survivre sans manger pendant plusieurs semaines, sans boire pendant quelques jours mais seulement quelques minutes sans respirer.

Elle est la plus grande influenceuse de votre santé physique, émotionnelle et mentale.

De notre premier à notre dernier souffle, la respiration est une véritable métaphore de la vie. En effet, elle ponctue notre existence et se modifie au gré de nos états d’âmes et de nos émotions. Court, saccadé ou long, régulier ou agité, profond ou superficiel, le souffle est influencé par les évènements, intérieurs ou extérieurs, qui nous arrivent.

La façon dont nous respirons définit la manière dont nous vivons et dont nous vieillirons.

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Incidences sur la santé physique

  • Nous respirons environ 23.000 fois/jour et si vous étaliez au sol les alvéoles à l’intérieur de vos poumons, elles couvriraient une surface entre 150 à 200 m2.

    Telle une véritable épopée, l’air voyage par la respiration en passant par le nez, les poumons, le sang, le coeur jusqu’aux cellules. Elle influence donc TOUS les systèmes de notre corps :

  • Le pH du sang qui irrigue tout notre corps, la pression artérielle
  • Les battements du coeur, le foie, le pancréas, la vessie, les glandes surrénales, l’oeil.
  • La respiration alimente en oxygène nos 100.000 milliards de cellules ce qui a une incidence sur l’intégralité de notre métabolisme cellulaire.
  • Elle stimule le système nerveux autonome :
  • l’inspir active la branche sympathique ou orthosympathique (mise en alerte de l’organisme, sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline, « fuir ou combattre »).
  • l’expir active la branche para-sympathique (état de relaxation, sécrétion d’endorphines, d’ocytocine et de mélatonine, « repos et digestion »).
  • Elle oxygène le cerveau, influence l’activité cérébrale qui interagit également avec la respiration.
  • Elle stimule le nerf vague : production d’acétylcholine, GABA, sérotonine ralentissant le rythme cardiaque et respiratoire, apaisant le mental et les émotions, améliorant la résistance au stress, la digestion et le sommeil.
  • La respiration a une incidence sur les intestins par l’intermédiaire du nerf vague, par l’action du diaphragme et des autres muscles afférents et par l’apport d’oxygène vers le microbiote stimulant la sécrétion du tryptophane, précurseur de la sérotonine et de la mélatonine.

Selon l’AYURVÉDA, toutes les maladies viennent du système digestif. AGNI, le feu digestif est la clé de votre santé.

Nous sommes ce que nous mangeons, ce que nous digérons mais surtout ce que nous assimilons.

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La respiration et les émotions

La respiration interagit également avec le système limbique qui influence nos émotions. Et joue donc un rôle crucial dans la libération des émotions négatives et paralysantes.

Samuel GANES dans son livre SPIROTHÉRAPIE souligne la puissance du lien entre la respiration et les émotions et le cercle vertueux ou vicieux qui en découle :

Une émotion, une pensée ou un état chronique négatifs déclenchent un cercle vicieux :

  • l’accélération du rythme de la respiration
  • le raccourcissement de l’expiration
  • l’accroissement des toxines dans le métabolisme
  • l’augmentation des inflammations et de l’acidité
  • l’aggravation de cet état émotionnel négatif ou du trouble ou de la pathologie chronique

Pour contrebalancer ce cercle vicieux, une respiration lente et consciente amorce un cercle vertueux :

  • l’allongement de la durée de l’expiration
  • l’amplification du nombre de toxines rejetées
  • l’abaissement de l’acidité du corps
  • l’amélioration du métabolisme
  • l’apaisement de l’état émotionnel et mental
  • la pérennité de la respiration calme.
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Par ailleurs, il met en lumière également d’autres bienfaits souvent méconnus et impressionnants de la respiration :

  • 80 % du gras produits par les cellules est éliminé par le corps dans l’expiration, seulement 20% par les fluides corporels (sueur, les urines et les larmes). Il est donc intéressant de souligner l’impact de la respiration par rapport à celui de la transpiration sur l’évacuation de ce gras cellulaire.
  • La respiration profonde permet d’utiliser 80 à 90% de la capacité pulmonaire alors qu’une respiration normale n’en n’utilise que 20 à 30%.
  • Une séance de respiration profonde peut entraîner une perte calorique équivalente à 140% de celle obtenue lors de 20 minutes de promenade à vélo.
  • 5 minutes de respiration profonde permettent de ralentir et d’amplifier le rythme respiratoire, de modifier les taux d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang et de rendre le pH sanguin alcalin pendant une durée de 4 heures.
  • Pendant une rétention poumons vides, le cerveau ordonne à la rate, en 555 millièmes de secondes, la production des globules rouges afin de capter l’oxygène dans les muscles et les organes pour éviter la mort cérébrale. En Indonésie, un peuple de la mer, nomade, les Bajaus, sont capables de rester plus de 10 minutes sous l’eau et leurs bébés naissent avec une rate 3 fois plus grosse que le reste des humains (exemple frappant de l’épigénétique).

Cela paraît donc essentiel de prendre soin de notre respiration, de retrouver notre souffle et d’insuffler profondément la vie en nous !

C’est la seule fonction vitale du corps qui soit à la fois consciente et inconsciente : un levier d’harmonisation extrêmement puissant entre le corps et le mental. Ainsi, lorsque le souffle est agité, le mental en est affecté. A l’inverse, en domptant le souffle, on apaise le mental.

Nous avons donc les moyens d’agir sur notre longévité et notre sénescence c’est à dire le vieillissement naturel des tissus et de l’organisme.

Notre souffle est notre baromètre intérieur. Ne dit-on pas « avoir le souffle coupé », « être à bout de souffle », « être soufflé » ! Stéphanie BRILLANT qualifie même le souffle d’un « super-pouvoir » qui permet de soigner, de calmer, de restaurer la santé, d’augmenter ses capacités physiques et mentales et d’avoir une autre vision du monde (L’incroyable pouvoir du souffle).

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Respiration & YOGA : Respirer lentement pour vivre plus longtemps en bonne santé

La culture védique a toujours accordé depuis des millénaires une place essentielle à la respiration.

La respiration est, en effet, la clé de voûte du HATHA YOGA. Le mythe prétend que les dieux eux-mêmes ont offert comme cadeau aux hommes, le pouvoir d’agir sur le souffle. Grâce à ce pouvoir, l’homme peut se hisser au rang des dieux en éveillant ses forces subtiles.

Si le souffle nous relie à notre part divine, de mauvaises habitudes respiratoires peuvent grandement nuire à notre santé physique, mentale et émotionnelle. Ainsi, en rééduquant votre souffle, en respirant plus consciemment et plus lentement, vous changerez la qualité de votre vie.

« Au sein de l’inspir et de l’expir, il nous faut quitter les mots et se tenir, autant que faire se peut, au plus près de la seule sensation. Rejoindre la vie… découvrir une espèce d’espace insoupçonné en soi. » Philippe Filliot, le yoga comme un art de soi.

Dans tous mes cours de yoga, vous explorerez différentes techniques respiratoires de PRANA VIYAYAMAS ou de PRANAYAMAS qui permettent d’affuter le souffle en devenant petit à petit des orfèvres de la respiration dans le but d’apaiser le mental.

Ces techniques, des plus anciennes aux plus modernes, permettent de rendre la respiration consciente avec pour chacune d’elles des bienfaits différents.

PRANA VYAYAMAS (PRANA – énergie vitale ; VYAYAMAS – exercices) : ce sont des respirations actives, alliées à des mouvements et accompagnées de rétentions compensatoires. C’est un voyage de TAMAS à RAJAS pour se nourrir de PRANA. En terme de physiologie, elles permettent d’explorer un état d’hyperventilation, pour des raisons spécifiques et courtes, qui sera immédiatement compensé par rétentions particulières pour s’entraîner à la résistance hypercapnique.

L’importance du CO2 et sa préciosité dans le sang :

  • L’état de légère hyperventilation, entraînant une saturation de O2 dans le sang et d’hypoxie cellulaire lors de l’hypocapnie, est immédiatement compensé par des rétentions pour que l’accumulation du CO2 assure la pénétration de O2 dans les cellules. La résistance hypercapnique à savoir la tolérance de la quantité augmentée de CO2 dans le sang permet donc à l’hémoglobine de laisser entrer plus facilement l’O2 dans les mitochondries (effet BOHR). Avec la pratique, les durées de rétention pourront s’allonger progressivement et augmenter l’effort hypercapnique.
  • Les rétentions prolongées permettent d’allonger la durée des manipulations abdominales lesquelles équilibrent le système sympathique et parasympathique, normalisent la digestion et amplifient la détoxification. L’intensité de ces vecteurs augmentera progressivement.
  • Elle entraîne une vasodilatation des vaisseaux qui permet au sang de circuler plus librement.
  • Elle s’accompagne d’un effet sédatif (détente musculaire et nerveuse)
  • Elle stimule l’adaptabilité du système nerveux au stress.

L’intérêt de ces techniques respiratoires à tendance hyperventilatoire réside dans :

  • l’échauffement des tissus, le développement de la musculature qui assure le processus de respiration plus profonde
  • l’entraînement à des amplitudes pulmonaires plus importantes, la flexibilité des muscles étant temporairement augmentée, le système respiratoire s’exerce à la réception et à l’expulsion de volumes d’air plus importants que pendant la respiration naturelle.
  • la clairance mucociliaire (processus d’épuration des bronches par l’épithélium cilié)
  • la stimulation de la circulation sanguine et énergétique : les articulations et les vertèbres sont sollicitées pour une meilleure distribution du sang riche en oxygène et en PRANA.

PRANAYAMAS (PRANA – force vitale, souffle, respiration ; YAMA / AYAMA – contrôle, maîtrise, allongement, rétention) : Ce sont des respirations permettant l’étirement du souffle accompagnés impérativement de rétentions, qui se pratiquent de manière immobile pendant un temps prolongé.

En terme de physiologie, elles permettent d’explorer un état d’hypoventilation externe car on ralentit les phases inspiratoires et expiratoires avec des rétentions ce qui crée une sensation apparente de manque d’air. Mais en réalité, la situation interne est complètement différente car elle nous permet une meilleure absorption de l’oxygène dans les tissus, dans les cellules et dans les mitochondries ce qui est vital pour notre santé.

Au-delà de l’oxygène, en respirant nous absorbons du PRANA, cette énergie vitale (ou son équivalent, le QI, la force de vie en médecine chinoise). Le déséquilibre de cette énergie vitale est à l’origine de toutes les pathologies. C’est un voyage de RAJAS vers SATTVA pour assimiler PRANA après en avoir été nourri et d’apaiser les fluctuations du mental.

L’inspiration « PURAKA » en sanskrit – purifie – active le système sympathique (celui qui nous prépare à l’action et à répondre au stress appelé « fight or flight ») tandis que l’expiration « RECHAKA » en sanskrit – rejette – déclenche le système para-sympathique (celui qui nous calme et nous détend appelé « rest and digest »).

La phase de rétention qui existe naturellement à la fin de chaque inspiration et de chaque expiration s’appelle « KUMBHAKA ».

Les différentes techniques de PRANAYAMAS travaillent essentiellement sur les gaz et le fonctionnement de l’appareil respiratoire. Il en existe un grand nombre dont la maîtrise s’étend à toutes les phases de la respiration (inspir/expir/rétention).

La vie du yogi ne se mesure pas en nombre de jours, mais au nombre de ses respirations : le yogi cherche donc à respirer lentement ! (B.K.S. IYENGAR, La Bible du yoga).

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Et vous ? Comment respirez-vous, ici et maintenant ?

  • Observez votre respiration, sans la juger, sans la contrôler, sans la modifier.
  • Dans quelle partie du corps sentez-vous votre respiration ? le nez, la gorge, la cage, le ventre ?
  • Concentrez-vous sur son rythme (rapide/lent), sa texture (l’air plus frais à l’inspir, plus chaud à l’expir), sa puissance (profonde/superficielle), sa fluidité.
  • Essayez d’écouter le son de votre respiration.
  • Observez les temps de pause qui s’installent naturellement entre l’inspiration et l’expiration.
  • Videz-vous complètement les poumons à la fin de l’expir ?
  • Inspirez-vous avant même d’avoir fini d’expirer ?
  • Observer l’égalité ou l’inégalité dans les 2 narines.
  • Conscience du processus de purification de la respiration : Nous respirons environ 23.000 fois/jour ce qui nous donne l’occasion plus de 10.000 fois/ jour de nous remplir du positif, de l’utile et plus de 10.000 fois/jour d’éliminer le négatif, le superflu, tout ce dont le corps n’a plus besoin : une vraie détoxification naturelle à chaque instant.
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La fable du prana « l’essaim des sens » 

Swami Saradananda, dans son livre « l’art de la respiration » nous raconte la fable du prana, « L’essaim des sens », pour mettre en lumière son rôle fondamental sur la santé et sur la vie :

« Un jour, le prana se disputait avec le mental et les sens. Chacun d’entre eux affirmait être la partie la plus importante du corps et ils se comportaient tel un essaim d’abeilles en colère, concourant bruyamment pour recevoir l’attention du corps. 

Le prana avertit les autres : « Ne vous faites pas d’illusions, c’est moi qui permets au corps de vivre. Je soutiens la vie en me divisant en cinq». Mais, dans leur vanité, le mental et les sens refusèrent de le croire. Tentant de régler la querelle, ils décidèrent une expérience. Tour à tour, chacun d’entre eux quitterait le corps et resterait à l’écart pendant un an. A son retour, tous jugeraient quel est celui dont l’absence avait eu le plus grand impact sur le corps. 

La parole fut la première à partir. A son retour, elle demanda : « Comment vous êtes- vous débrouillés sans moi? » Les autres répondirent que, bien que le corps fût muet, ils s’étaient tous bien portés. 

Puis, la vue s’en alla pendant un an et le corps continua ainsi en dépit de sa cécité. 

Lorsque l’ouïe partit, le corps fut sourd, mais resta cependant vivant et sain. 

Même lorsque le mental s’en alla, le corps survécut, malgré son inconscience. 

Finalement, vint le moment que le prana quitte le corps. Tandis qu’il commença à prendre congé, le mental et les sens sentirent leur énergie décliner en même temps. Ils ne pouvaient tout simplement pas résister à la force du prana et ils furent attirés à sa suite, tel un essaim d’abeilles accompagnant sa reine hors de la ruche. Par conséquent, le corps commença à mourir. Inutile de dire que le mental et tous les sens s’excusèrent de leur arrogance initiale et implorèrent le prana de rester. 

A l’unanimité, ils furent d’accord que le prana était véritablement la partie la plus importante du corps ». 

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Respiration et DANDA YOGA’m

Les bienfaits de la respiration sont décuplés par le mouvement des bras avec les bâtons en balancier qui intensifient le travail des muscles respiratoires. Ils se tonifient et permettent d’inspirer plus profondément puis d’expirer complètement. Le corps se gorge donc d’oxygène à l’inspiration et se débarrasse correctement des toxines à l’expiration.

Les techniques respiratoires particulières issues du yoga sont placées en rythme sur les pas et sur le mouvements des bâtons selon des ratios différents augmentant le niveau d’énergie.

Le souffle s’aiguise donc tout au long de la marche en étant donc synchronisé sur le rythme des pas et des bâtons, comme un chef d’orchestre.

Le compte mental des pas sur lequel se pose la respiration devient alors une mélodie qui permet de se concentrer puissamment et de rentrer dans un état méditatif.

Les techniques de marche afghane et de marche japonaise enrichissent également cette marche rythmique et propulsive.

Les yeux sont des grands consommateurs d’oxygène, comme le coeur. La respiration alliée aux mouvements des yeux pendant la marche va optimiser leur régénération.

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Respiration et MUNZ FLOOR®

Aucune respiration n’est placée de manière consciente ni volontaire. Elle se placera par voie réflexe dans la logique inhérente à cette pratique.

La nature même des mouvements spiralés va influencer la respiration.

En effet, le diaphragme, muscle moteur de la respiration, s’attache sur la 12ème vertèbre dorsale (comme les psoas) et s’étale jusqu’aux vertèbres lombaires. Il sera donc malaxé de l’intérieur par les mouvements en spirale et par le va-et-vient des rotations avec des forces et des contre-forces.

Les mouvements d’enroulement et de déroulement de la tête, de la cage thoracique et du bassin vont également avoir un impact sur tous les muscles de la respiration : les muscles intercostaux, les muscles influenceurs de l’inspiration (sternocléidomastoïdien, scalènes, trapèzes), les muscles influenceurs de l’expiration (abdominaux, carré des lombes et psoas).

Ainsi la respiration se régulera d’elle-même par le mouvement en spirale en procurant une profonde sensation de relâchement et de détente.

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